L'OM EST PASSE PRES

L'OM EST PASSE PRES
L'OM EST PASSE PRES
01/10/08 - Atlético 1-2 OM

Après une terrible entame, l'OM a fait douter Madrid jusqu'à la dernière minute, concédant une courte défaite 2-1.


ATLETICO 2-1 OM
1-0 Aguero (4e)
1-1 Niang (16e)
2-1 Raul Garcia (22e)
La frustration est décidemment le sentiment du moment. Malheureusement. Pour l'heure, après deux journées, la Ligue des Champions de l'OM est nourrie de regrets. A grande dose. Les Olympiens ont accueilli le coup de sifflet final avec la même déception qu'il y a quinze jours contre Liverpool. Comme face aux Anglais, l'équipe a souffert par moment. Elle aurait pu encaisser plus de deux buts. Notamment dans un début de partie infernal. Mais cette fois encore elle a aussi eu les ballons pour tout changer. Et écrire une autre fin qu'une froide défaite 2-1.
Erik Gerets avait dit se méfier de la vitesse d'exécution de l'Atlético. Il parlait d'une « machine qui va à 100km/h ». En début de match, le tempo fut même plus élevé que cela. Le jeu tout en mouvement des Madrilènes brisa les intentions offensives marseillaises d'entrée. L'adresse d'Aguero fit le reste. Lancé par Maxi Rodriguez, il effaça Erbate, avant de battre Mandanda d'un tir croisé (1-0). Le chrono n'affichait que 4 minutes de jeu, et la soirée promettait alors d'être longue. D'autant qu'un nouveau face à face se présenta entre le portier et l'attaquant argentin. Cette fois à l'avantage du premier nommé, pour un grand ouf. Comme quand Taiwo dut dégager son camp devant Sinama-Pongolle.
Ajoutez-y la délirante ambiance de Vicente Calderon, et vous comprendrez que les affaires phocéennes semblèrent bien mal engagées durant le premier quart d'heure.
Sauf que l'OM sut se montrer 100% efficace. Sur sa première véritable occasion (hormis une frappe dès l'engagement), l'équipe marseillaise apporta une réponse cinglante. Valbuena envoya Bonnart dans le coin droit. Le centre de l'ancien Manceau se déposa sur la tête de Niang, libre de tout marquage, pour l'égalisation (16e, 1-1). La surprise était totale pour l'Atlético qui s'avançait jusque là dans le match avec l'attitude du grand d'Europe.
Les Espagnols le prirent plus comme un avertissement que comme une raison de se faire un sang d'encre. Le score ne resta pas figé suffisamment longtemps pour cela. Six minutes s'écoulèrent et Madrid reprit les commandes. Une faute de Taiwo plaça un coup-franc dangereux, côté gauche. Raul Garcia en dévia la trajectoire pour redonner l'avantage à son équipe (2-1). Dommage.


Le jeu

Quatre joueurs à vocation offensive d'entrée de jeu, les intentions étaient claires. Les joueurs alternant leur placement pour compliquer la tâche à l'Atlético.
A la pause, Zubar remplaça Erbate dans l'axe.Car en dépit du risque permanent induit par la qualité madrilène, l'OM continua d'agiter l'idée qu'il pouvait marquer à tout moment. Comme il l'avait fait plus tôt. Le quatuor offensif bénéficiait parfois de quelques espaces, rendant plausible une nouvelle réaction.
Comme quand Niang vit Leo Franco un peu trop avancé, et que l'axe lui laissa le temps nécessaire pour enrouler une belle frappe en direction de la lucarne. Le gardien sauva du bout des gants, dans un geste de recul qui traduisit sa surprise.
On jouait la 40e minute et c'eut été le bon moment pour disperser du doute. Ce le fut tout autant sur un coup-franc de Taiwo, repoussé par le mur à la limite du temps additionnel.
Cette fois, les hommes d'Aguirre avaient saisi le message. Et ils furent dès lors bien moins flamboyants dans leurs actions, en deuxième période.
Deux changements rapides lancèrent les dernières quarante cinq minutes. Un choix, avec l'entrée de Zubar à la place d'Erbate. Et un remplacement imposé par la blessure de Ben Arfa. Zenden s'aligna alors côté gauche.
Une talonnade astucieuse de Maxi Rodriguez (55e) et une claquette de Mandanda (62e) sur Sinama-Pongolle furent les deux seules possibilités ibériques d'agrémenter la marque. Pour le reste, l'OM, en s'octroyant une possession de balle plus favorable, aplanit ses difficultés. Il n'y eut plus de poussées auxquelles la résistance forcenée était encore la seule option.
La peur apparut même changer de camp en deux occasions. Deux tirs qui rasèrent le montant de Leo Franco. Un de Valbuena (68e). Et un autre de Niang à la 88e ! Avant qu'une tête de Taiwo ne manque à nouveau le cadre. Le coup est vraiment passé près. Et la victoire de Liverpool face à Eindhoven (3-1) a accrédité un peu plus encore la thèse qui veut que les points sont à prendre dans la prochaine double opposition avec le PSV. Avant de devoir accomplir un exploit contre les Reds et/ou l'Atlético fin novembre et début décembre.

# Posté le jeudi 02 octobre 2008 13:26

LE MANS 1-1 OM

LE MANS 1-1 OM
LE MANS 1-1 OM
LE GOUT DE L'INJUSTICE
27/09/08 - Le Mans 1-1 OM

Après un début de match enjoué marqué par le but de Ben Arfa et l'égalisation rapide du Mans, c'est un OM dominateur qui n'a pas trouvé la faille pour ramener la victoire de Léon-Bollée alors qu'un but valable fut refusé à Samassa.


LE MANS 1-1 OM
0-1 Ben Arfa (7e)
1-1 : Helstad (11e)


Les besoins de jeu collectif, le respect des consignes... Bref, les solutions réclamées tout au long de la semaine par Erik Gerets - mais aussi par ses joueurs - ont été réellement suivies d'effets au Mans. Bien loin du visage qu'ils avaient affiché trois jours plus tôt à Sochaux, les Olympiens ont mené les débats. Il aura manqué le petit but en plus qui aurait transformé une copie propre en excellente après le but initial de Ben Arfa et l'égalisation de Helstad. Et ce ne fut pas faute d'avoir essayé. L'OM marqua même un deuxième but en fin de match, il fut injustement refusé à Samassa. Le ballon avait pourtant bien franchi la ligne !




Le jeu


Pas de surprise dans le onze de départ. Erbate prenait la place de Zubar, blessé. Ben Arfa, Ziani et Valbuena était chargé d'alimenter en munitions Niang. En deuxième période, Kaboré entrait pour renforcer l'entre jeu alors que Zenden suppléait Cana, blessé. De quoi provoquer une frustration toute légitime dans les rangs phocéens, ce qui fera dire à Pape Diouf dans les couloirs : «Nous avons été volés au coin d'un bois.»
Car des occasions, il y en eut beaucoup pour les Marseillais. Cela dès l'entame quand, sur une ouverture un peu trop longue de Ben Arfa, Niang tentait de tromper Pelé de l'extérieur du pied mais le portier sarthois contrait (4e). Ca payait même rapidement avec le but passe muraille de Ben Arfa qui éventrait l'arrière-garde mancelle sur un raid un brin chanceux avant de croiser son tir (0-1, 7e). Le coup d'envoi d'une domination olympienne qui ne se démentira pas par la suite. Robustes à la récupération, avec une circulation de balle qui donnait de l'air dans le jeu. Soit une mécanique huilée et précise qui a du donné le sourire à Erik Gerets dans les stands.
Finalement le seul véritable écart de route fut le ballon mal dégagé de la tête par Bonnart dont profitait pleinement l'attaque Mancelle, et Helstad de venir battre Mandanda de près de la tête (11e, 1-1). Dans la foulée, le tir de Valbuena mal maîtrisé par Pelé (12e), la tête hors-cadre de Niang (18e), un penalty refusé au Sénégalais (29e) ou la volée trop enlevée de Valbuena (39e)... Autant de situations intéressantes quand Le Mans se signalait par un coup franc de Coutadeur (22e) ou une frappe de Gervinho (33e).
Si l'intensité baissait d'un cran par la suite, la main mise olympienne se poursuivait avec la frappe puissante de Ben Arfa claquée par Pelé (60e) ou, à l'opposé, le centre tir de Maïga qui flirtait avec la barre (72e).
Dans les dix dernières minutes, l'OM plaçait un nouveau coup de rein pour que toutes ces belles intentions se matérialisent au tableau d'affichage. Le coup franc de Zenden était sorti par le portier manceau (72e) et Samassa marquait bel et bien de la tête alors que Erbate s'était arraché pour redresser un centre (86e). Ce n'était pas l'avis de M. Fautrel et de ses assistants alors que le cuir était entièrement dans les buts... Si la prestation a indéniablement rassuré de par son contenu, le résultat suscite une bien logique contrariété.

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 12:32

SOCHAUX 1-0 OM (CDL)

SOCHAUX 1-0 OM (CDL)
SOCHAUX 1-0 OM (CDL)
SOCHAUX PIEGE L'OM
24/09/08 - Sochaux 1-0 OM (CdL)

Les Olympiens sont éliminés de la coupe de la Ligue dès leur entrée en lice à Sochaux. Longtemps dos à dos, les deux équipes furent départagées par un but de Erding (75e) malgré un Mandanda encore une fois épatant.


SOCHAUX 1-0 OM
1-0 Erding (75e)


Le désamour entre l'OM et la coupe de la Ligue ne se démentit pas au fil des ans. Cette saison, il aura fallu un petit tour pour que les Olympiens quittent l'épreuve. La porte de sortie se trouvait cette fois à Sochaux face à des Lionceaux qui avaient déjà vendu chèrement leur peau en championnat il y a un peu moins d'un mois au Vélodrome (2-1). Et si à l'époque les Marseillais avaient su marquer deux buts, ils n'ont pas sur se protéger en cette soirée de fin du mois de septembre. Ils eurent pourtant à leur actif la majorité des situations chaudes devant les buts d'un Richert toujours aussi inspiré quand il s'agit d'en découdre avec l'OM.
A l'opposé, Mandanda n'a pas démérité. Loin de là. Décisif à plusieurs reprises, il s'est trouvé une bête noire pour ce début de championnat : un poison nommé Erding. Déjà buteur au Vél', l'attaquant turc a récidivé sur ses terres d'un but en pivot à un quart d'heure de la fin.
Suffisant cette fois pour battre et éliminer les Olympiens. Le piège a fonctionné. Décidément, Sochaux aime se relancer face à ces derniers – comme l'année dernière en championnat – puisqu'il s'agit là de la toute première victoire des Doubistes de la saison. Pourtant, cet OM «mixte», comme le qualifiait José Anigo avant la rencontre, avec les apparitions de Erbate, Kaboré, Zenden ou encore Samassa, avait plutôt bien démarré son oeuvre.



Le jeu


Quatre principaux changements ont été effectués par Erik Gerets par rapport à Monaco. Erbate formait la charnière avec Zubar tandis que Kaboré faisait son retour au milieu en compagnie de M'Bami à la récupération. Zenden et Samassa (1ère titularisation avec l'OM) étaient titularisés alors que Ben Arfa, entré en jeu contre Monaco, démarrait aussi la partie. Valbuena devait soutenir Samassa sur le front de l'attaque. La satisfaction de la première période fut ainsi le tonus de Ben Arfa. Logé sur son côté droit, l'international retrouvait ce jeu fait d'inspirations et d'accélérations décoiffantes d'il y a quelques semaines. A son actif : une frappe repoussée par Richert de même que la tentative de Samassa dans la continuité (6e) ou un débordement éclair ponctué d'un centre sur la tête de Zenden (9e). Le tir de Valbuena (18e) montrait également le retour sur les bons rails du «petit» même si plus loin, il négociait mal un contre plein de solutions (27e).
Toutefois, un arrêt du pied salutaire de Mandanda devant Afolabi (36e) soulignait la menace toujours pesante de Sochaliens.
Ce péril latent allait monter sur un mode crescendo au fil de la seconde période. Si le coup franc fouetté de Erbate était bloqué par Richert (58e) et Valbuena se voyait refuser un penalty (70e), les bons coups étaient bel et bien sochaliens. Mandanda claquait un coup franc (48e), il effectuait une double parade devant Erding et Dalmat devant ses buts (70e) mais il ne pouvait en revanche rien faire quand le turc se retournait pour le battre de près à la réception d'une tête de Afolabi dans la surface (75e, 1-0).
Le missile de Taiwo (83e) ou la tête à bout portant de Zubar sortie avec brio par Richert (85e) faisaient signe de révolte. Pas assez pour Gerets qui stigmatisait le «trop peu d'occasions» de son équipe au regard de sa maîtrise du ballon, après la rencontre.


# Posté le mercredi 01 octobre 2008 12:27

om-monaco

om-monaco
OM 0-0 MONACO
L'OM ATOUT TENTE
21/09/08 - OM 0-0 Monaco

Malgré un match à sens unique, l'OM a manqué de fraîcheur et n'est pas parvenu à tirer profit de ses nombreuses occasions pour battre Monaco.


OM 0-0 MONACO
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L'OM a tenté. Beaucoup. Tout, ou presque. Sans succès. Les Olympiens ont trouvé un Stéphane Ruffier (21 ans) en état de grâce sur la route de la victoire qu'ils escomptaient. Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi et comment le jeune portier a supplanté l'expérimenté Flavio Roma. Alors qu'il restait sur une faute de main lors de sa précédente visite au Vélodrome en Coupe de France, il a cette fois enchaîné les parades décisives.
Il sauva d'abord deux fois son camp, coup sur coup, en première période. Koné devança Simic avant de tenter de glisser le ballon hors de portée du portier. Celui-ci renvoya une première fois, avant de répondre de nouveau présent sur le tir de Ziani qui s'en suivit.


Le jeu


Deux changements par rapport à la réception de Liverpool : le passage à deux (au lieu de trois) milieux défensifs, ce qui a permis d'insérer Valbuena dans le onze de départ et de placer Ziani en soutien, en meneur de jeu. Alors que Ben Arfa débutait sur le banc. Le feu fut nourri sur le but monégasque. Un centre de Valbuena que Ruffier détourna par-dessus la tête de Zubar, puis une demi-volée de Cheyrou arrosèrent encore ensuite le rectangle défendu par le gardien de l'ASM.
Cela poussait. Mais le risque d'un contre n'était pas complètement écarté. Heureusement, la maison blanche était tenue derrière par un Hilton impérial. Sa prestance dans ses interventions fut un des beaux moments de la soirée.
En deuxième mi-temps, et avec les entrées de Ben Arfa puis Grandin, l'OM ne ménagea pas moins sa peine. Bien au contraire. Mais un certain manque de fraîcheur, associé à une réussite fuyante, pesèrent sur l'issue. Ces données aidèrent les Monégasques dans leur entreprise. Laquelle était bâtie sur deux principes chers à Ricardo. Tenir coûte que coûte derrière. Et se projeter dès que possible vers l'avant, en contre. Avec un certain déficit sur ce deuxième point. Dans la conclusion surtout. Notamment Park et Nimani qui, heureusement pour les Marseillais, n'exploitèrent pas les possibilités qui s'offrirent à eux.
La rencontre versa ainsi volontiers dans l'attaque-défense. Avec en sus un poteau touché par Niang. Ruffier prolongeant la tête du Sénégalais sur le montant, pour son énième sauvetage du match (50e).
Il y eut encore des poussées, accompagnées par le stade, jusque dans le temps additionnel. Mais comme souvent en pareil cas il y eut toujours un pied, un dos, et en tout cas du rouge pour briser les ultimes offensives. Et aboutir au premier match sans but des Olympiens. « Nous ne sommes pas déçus, même si nous attendions mieux. Nous allons faire avec ce résultat, et chercher à aller gagner au Mans. Car nous en avons aussi les moyens », conclura José Anigo.

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 05:19

GERETS : «NOUS N'ETIONS PAS INFERIEURS»

GERETS : «NOUS N’ETIONS PAS INFERIEURS»
GERETS : «NOUS N'ETIONS PAS INFERIEURS»
16/09/08 - OM 1-2 Liverpool

Erik Gerets se dit déçu par le résultat mais pas par la prestation de ses hommes. Ses seuls regrets restent les occasions manquées et le comportement après le premier but.


Erik, quel est votre sentiment après cette défaite contre Liverpool ?
Concernant le résultat, je suis extrêmement déçu et un peu révolté car la réaction en fin de match était bonne. Mais, en regardant les occasions que nous nous sommes procurés entre le match contre Bordeaux et celui d'aujourd'hui, il y en a au moins cinq très bonnes. Alors, perdre un match de cette manière est rageant. En revanche, je ne peux pas être frustré de la prestation et de la mentalité de mes joueurs. Il est simplement incroyable de perdre un match pareil où nous avons prouvé que nous n'étions absolument pas inférieur à l'adversaire.

Avez-vous des regrets après cette rencontre ?
En football, quand on marque un but, il faut être très concentré tout de suite après. A Bordeaux, nous avions su être compacts pendant 90 minutes. Ca n'a pas été fait ce soir avec en plus une perte de balle qui amène le premier but. Ensuite, il faut se taire et être ravi de voir le but marqué par Gerrard. Je ne sais pas combien de joueurs dans le monde peuvent marquer ce but. Il se tord en deux pour envoyer le ballon au deuxième poteau, je l'ai déjà dit mais Gerrard, c'est vraiment la classe mondiale.

Comment envisagez-vous la suite de la Champions League avec notamment la large victoire de l'Atlético au PSV ?
Rater le premier match est une petite catastrophe mais l'équipe a montré une mentalité d'équipe qui ne se laisse pas faire. Comparé à ce qu'il s'est passé en décembre dernier (défaite 0-4 au Vélodrome contre Liverpool), il y a une grande différence mais le résultat final est le même. Nous aurions mérité le nul mais demain dans les journaux, nous aurons perdu le match.

Craignez-vous que cette défaite touche le moral de l'équipe qui était très bon jusqu'à présent ?
Non et c'est ma seule certitude. Cette défaite ne touchera pas le moral de l'équipe. Ce qu'ils ont montré dans les dix dernières minutes m'a rassuré. Je n'ai vraiment pas peur pour leur moral, il faudra autre chose pour nous démoraliser.

# Posté le samedi 20 septembre 2008 06:11

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 05:13