L'OM SE RELANCE
04/11/08 - OM 3-0 PSV
En battant le PSV par trois buts d'écart, l'OM se replace dans la course à une qualification européenne. Avec un Ben Arfa des grands soirs, Koné et Niang par deux fois furent les maîtres d'oeuvre.
OM 3-0 PSV
1-0 Koné (30e)
2-0 Niang (63e)
3-0 Niang (69e)
L'OM a remporté son premier match de la saison en Champions League. Il a renversé la vapeur dans son mano à mano avec le PSV pour la quête d'une troisième place. En marquant trois buts sans en concéder un seul aux Hollandais, les Olympiens ont ainsi pris un avantage non négligeable sur leurs adversaires du soir.
Sur le terrain, la supériorité fut bien plus grande, surtout si on se réfère au match aller. Cette fois, tout a fonctionné du côté de l'OM et Eindhoven en a subi les conséquences. Pas de manques de concentration ou de petites erreurs, l'état d'esprit était européen. Le jeu marseillais était huilé. L'addition aurait même pu être plus lourde quand les Olympiens ont commencé à faire sauter le coffre à vingt minutes de la fin avec coup sur coup deux buts de Niang qui suivaient le premier de Koné à la demi-heure de jeu.
Enfin, en Europe, le «vrai visage» de l'OM comme le réclamait Erik Gerets lundi. Loin du «match amical» (toujours selon Gerets) du Philips Stadion il y a quinze jours, les Marseillais se sont plutôt montrés tels qu'ils peuvent l'être en championnat cette saison. Ben Arfa démontrait lui aussi son vrai visage sur la scène européenne. Impliqué dans les trois buts de l'OM avec deux passes décisives à la clé, l'international - sorti sous les vivas - a causé les pires tourments au PSV dans son rôle de meneur entre deux lignes. Pour concrétiser tout ça, Koné puis Niang en ont profité à fond.
Le jeu
Avec le retour de Niang et celui de Ziani, Erik Gerets alignait un 4-4-2 en losange avec Koné et Niang en pointe. A la sortie de Ben Arfa, Ziani passait en meneur de jeu et Kaboré bloquait le couloir droit. En fin de match, Valbuena et Grandin remplaçaient Koné et Niang postes pour postes.
Et, dès le coup d'envoi, Erik Gerets a du être rassuré. Son OM ne jouait vraiment pas un match amical et malmenait le PSV. De nombreuses occasions, dont une frappe de Ben Arfa (14e), donnaient du corps à cette impression. Toutefois, le bourreau de l'aller Koevermans n'était pas loin de rafraîchir l'ambiance quand il taclait un centre venu de la gauche à bout portant (15e). Assez loin des buts de Mandanda tout de même.
Dans ce 4-4-2 en losange qui lui va bien, l'OM déroulait du jeu avec encore un tir croisé de Niang (17e). Sur un tel terrain détrempé, pratiquer un football fluide et diversifié comme celui-là fut même un petit exploit. La consécration de ces intentions arrivait à temps. La merveille d'ouverture de Ben Arfa dans l'intervalle, le crochet sur Isaksson de Koné qui marquait dans les cages vides. Un but d'école (1-0, 30e).
Mais, ce PSV «hérisson» est toujours resté dangereux par ses jaillissements éclairs. La tête sur le poteau de Bakkal en fin de mi-temps suscita d'ailleurs quelques frayeurs (39e). De quoi se dire que rien n'était fini dans cette partie.
Groupe D
J
Points
Atlético 4
8
Liverpool 4
8
Marseille 4
3
PSV 4
3
Surtout quand, au tout de début de la deuxième mi-temps, sur un centre de son redoutable compère Afellay, le robuste Koevermans voyait Mandanda lui lever une balle de but dans les pieds (49e). Piqûre de rappel efficace, avertissement reçu ? L'OM allait déployer de nouveau son jeu et faire exploser le système batave dans les minutes suivantes. Sur une nouvelle ouverture signée Ben Arfa, Koné centrait de la droite vers Niang, seul au deuxième poteau, qui trompait Isaksson du plat du pied gauche (63e, 2-0).
Dans la foulée, Koné semait la pagaille sur un copier coller du premier but, avorté cette fois par le talon de Simons (66e). Dans la continuité le missile de Taiwo était sorti par l'ancien portier rennais (67e). Très bousculée, l'arrière-garde du PSV s'éventrait sur une nouvelle ouverture de Ben Arfa que Niang concrétisait après une longue course d'un tir croisé (3-0, 69e). Le fameux but en plus par rapport au match aller était marqué (en Champions League, la différence de buts particulière prime) et un quatrième pion aurait pu être inscrit par le Sénégalais sans un arrêt réflexe du gardien suédois (76e).
Et pour finir, Mandanda négociait au mieux un tir dangereux de Bakkal (87e). La soirée parfaite sauf qu'il n'y a pas eu de vainqueur dans l'autre match du groupe entre Liverpool et l'Atlético (1-1).